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Le livre d'or

 

DITES NON AU RACISME ! Je ne te reproche pas d'être blanc. Je ne te reproche pas d'être noir, jaune ou rouge. Ce que je demande, c'est de reconnaître que je suis, que tu es. Que ton droit et mon droit se confondent. Que ta liberté et la mienne ne diffèrent. L'Homme, c'est toi ! L'Homme, c'est moi ! L'Homme, c'est nous !

Le racisme tue

La vietnamophobie en particulier, un sujet tabou que peu de Cambodgiens n'osaient aborder, encore moins de la dénoncer ouvertement, de peur d'être accusés de Youn*; mais dont plusieurs profitaient...

(*)Youn = mot habituellement utilisé dans le sens préjoratif pour désigner un Vietnamien. Mais le sens authentique veut dire l'habitant du Younan, l'un des groupes ethniques de la famille chinoise (Lire le texte: Indianisation et sinisation).


Voir les massacres de civils vietnamiens sous le régime khmers républicains de Lon Nol en 1970.

Des civils massacrés par les Khmers rouges et leurs collaborateurs khmers krom, lors de leurs attaques sur les villages vietnamiens entre 1977-1978. À elle seule, l'agglomération de Ba Chuc, située à 7 km de la frontière avec Takéo, comptait 3157 civils massacrés. Parmi les victimes, des Cambodgiens qui avaient échappé de justesse du régime khmer rouge en 1975. Voir les autres photos, cliquez ici !

Les massacres ont été révélées à l'échelle du Cambodge lors de la libération du Cambodge le 7 janvier 1979. La barbarie khmer rouge a atteint son sommet touchant ainsi tous les groupes ethniques du Cambodge (voir population), y compris celui des Khmers. On estime qu'environ quelque 2 millions de morts, toutes origines ethniques confondues, sous le régime du Kampuchéa Démocratique (Khmer rouge de Pol-Pot) qui ne durait d'ailleurs que 3 ans et quelques mois.

Photo d'archives: Durant la guerre de 1970-1975, les Khmers rouges comme les soldats khmers républicains ont une pratique de cannibalisme très commune. Ils tuent leurs prisonniers en l'éventrant pour prélever le foie qu'ils mangeront. C'est de la barbarie pure. Vous voyez dans cette horrible image tout l'aspect de cette barbarie. Vous pouvez également lire un autre témoignage de cette pratique dans une vidéo d'enquête en cliquant ici !

Souvent manipulés par des politiciens instruits à l'étranger, tels que Pol Pot, Ieng Sary, Khieu Samphan ou encore récemment Sam Rainsy, les prétendants Khmers de pur sang se laissent à maintes reprises entraînés par l'hystérie nationaliste, raciste et xénophobe. Ceux-ci n'hésitent pas de commettre des actes de barbarie au nom de la pureté raciale et de la démocratie.

Certains Khmers dont ceux de conviction politique khmère sérei et khmère rouge usaient encore le discours de Polpot pour faire valoir leur position. On retrouve notamment ce même discours généralement sur des forums de discussion. Lire le discours de Polpot dans la vidéo ci-jointe.

Mais qui sont ces «Khmers de pur sang» ? Et qu'est-ce qu'un Khmer et qu'est-ce qu'un Cambodgien ? Pour les Occidentaux ordinaires, cela n'a aucune différence ! L'image du «Khmer» est souvent associée malencontreusement à celle des «Khmers rouges», à celle de la barbarie. On les comprendra, car le Cambodge a été tristement rendu célèbre au monde entier, à cause du génocide khmer rouge.

En fait, l'authenticité «Khmère» que la plupart des Cambodgiens revendiquent, est le nom ethnique du groupe de population fondateur du Kampuchéa - à titre de comparaison comme le Gaulois et le Français. Mais au fil du temps, d'autres groupes ethniques s'y sont greffés: les Chinois, les Vietnamiens, les Chams, les Thaïs, etc. D'une race pure, la population khmère se compose désormais d'une variété d'ethnies de la péninsule indochinoise, donnant lieu à une nouvelle identité, les Cambodgiens.

Les Khmers rouges, prétendants de Khmers de pur sang, n'épargnent ni les femmes ni les enfants. Sous leur règne de 1975 à 1979, ils massacrent sans pitié des villages vietnamiens (Voir la date du 1 avril 1977) entiers dans plusieurs provinces du Cambodge: Kompong Chhnang, Kompong Cham, Kompong Thom, Svayrieng, etc. Ou lire l'article Massacrés pour être nés trop près du Vietnam.

Penser le Génocide au Cambodge - Le Monde, 28 Mai 1998 - [...] La liquidation des opposants ou des dissidents potentiels, d’origine khmer, se fit, quant à elle, largement au nom d’un slogan aux forts accents d’ethnocide: liquider les Khmers ayant « un esprit vietnamien dans un corps khmer ». En sorte que, comme je le montre, épuration ethnique et répression politique se sont conjuguées : les minorités nationales ont connu un taux de mortalité bien supérieur au taux national, et en même temps la majorité des victimes du régime étaient d’origine khmère [...] Ben Kiernan

Le pays compte également des résidents chinois (environ 200.000), thaïlandais (environ 35.000) et vietnamiens (entre 150.000 et 400.000). Depuis 1970, ces derniers, qui forment une population très laborieuse, sont les véritables boucs émissaires des Cambodgiens. Accusés de coloniser le pays et de menacer l'existence du peuple khmer, ils sont victimes d'un racisme dégénérant parfois en véritables pogroms.

Un visiteur a signé dans mon livre d'or comme suit:
" En 1998, pendant la campagne électorale au Cambodge, j'ai été témoin de la lapidation de 4 personnes par une foule d'environ 1000 personnes. Tous des gens simples et souriants à l'habitude et cette fois là, des fauves excités par les déclarations xénophobes de Sam Rainsy. Il doit être rappelé que le citoyen français Sam Rainsy serait immédiatement inculpé pour racisme s'il tenait en France le dixième des propos qu'il a tenu pendant cette campagne électorale de 98."

L'hystérie nationaliste, raciste et xénophobe sévit de temps à autre au sein même de cette communauté mixte, surtout à la suite des discours hautement xénophobes et racistes - vietnamophobe en particulier - de certains politiciens, dont ceux des Khmers rouges (Pol-Pot) et de PSR (Parti Sam Rainsy), permettant à des actes de barbarie tantôt au nom de la pureté raciale, tantôt au nom de la démocratie. Tous les prétextes sont bons pour «tuer», tant qu'en République Khmère que sous d'autres régimes prétendus démocratiques.

L'événement qui marquerait à tout jamais le Cambodge, était sans doute celui des Khmers rouges (Kampuchéa Démocratique) de 1975-1979. La folie du racisme avait atteint son paroxysme, d'où, dans son élan, les victimes des atrocités se compteraient par millions.

Aujourd'hui encore, alors que des centaines de milliers de Cambodgiens vivent dorénavant à l'étranger, confrontent chaque jour le racisme dans leurs pays adoptifs, certains d'eux, sinon plusieurs, n'ont rien appris du passé. Ils continuent à perpétuer la caractère discriminatoire entre eux en accusant de Youn leurs compatriotes qui ne partagent pas leur point de vue. Tout porte à croire que ces prétendus de Khmers de pur sang ne seront jamais capables d'évoluer dans le cadre d'une grande démocratie, celle qui assure le droit de tout citoyen en dépit de ses convictions politiques, religieuses ou de son origine ethnique.

Au Cambodge, la vietnamophobie - un tabou - a donné lieu à plusieurs reprises à des viols, des massacres civils. Les moindres incitations provoqueraient des actes de barbarie du genre, dont le plus récent incident où au moins 5 civils vietnamiens ont trouvé la mort à Phnom-Penh, est survenu à la suite des incitations haineuses de Sam Rainsy en 1998.

À plusieurs reprises, dans ses conférences au Canada (Toronto et Montréal) avec la communauté cambodgienne, Sam Rainsy n'hésitait pas de tenir le discours xénophobe - en khmer seulement, mais s'il constatait la présence des Occidentaux dans la salle, il se lançait avec ferveur à la défense de la démocratie, et ce en anglais ou français, tout en évitant les passages à caractère raciste et xénophobe de son discours en khmer.

Définition de la haine: «La haine désigne une émotion à la fois intense et extrême qui est clairement associée à la calomnie et à la détestation. Elle représente une émotion qui, si elle est dirigée contre les membres d'un groupe identifiable, implique que ces personnes doivent être méprisées, dédaignées, maltraitées et vilipendées, et ce, à cause de leur appartenance à ce groupe. » — Cour suprême du Canada, R. c. Keegstra (1990).

Quant à l'opposition au Cambodge de tous les temps, elle exploite sans scrupule la barbarie latente de certains Khmers; et incite ouvertement à la haine et à la violence raciale. De la République Khmère à la Kampuchéa Démocratique des Khmers rouges comme à la démocratie du PSR de Sam Rainsy ( Lire Sam-Rainsy et les Khmers rouges ), on utilise le même discours. Cette opposition cultive la xénophobie, la haine raciale au sein même de sa propre communauté.

Photo: Femme violée et massacrée par les Khmers rouges lors de leurs incursions à Ba Chuc. On voit encore un bâton de bambou planté dans son sexe de quoi assoupir la haine des extrêmistes khmers. Des milliers de civils furent massacrés par les Khmers rouges dans leur campagne de libération du Kampuchéa Krom en 1977-1978. Parmi les morts, nombreux sont femmes et enfants.

Le massacre des civils, peu importe leur appartenance religieuse, politique ou ethnique, est un acte de barbarie. À savoir que ces actes de barbarie sont nourris et alimentés par des incitations haineuses telles retrouvées sur le site Âme khmère. On se demande comment l'auteur de ce site définit un Khmer (ou Cambodgien) ? Selon le portrait moral ou physique ? Quels sont les critères d'être Khmer ou Cambodgien ? Ou tout simplement parce qu'on ne partage pas sa vision qu'on n'est pas Khmer ou Cambodgien comme lui ? Eh bien, c'est ce que les Khmers rouges avaient pratiqué durant leur règne génocidaire, et ce qu'on appelle la politique ethnocentrique ou tout simplement le racisme !

La notion de «Khmer de pur sang ou Khmer authentique», se souvient-on, était l'essence même de la politique des Khmers rouges qui avait conduit le Cambodge au génocide de 1975-1979, au cours duquel quelque 2 millions de Cambodgiens avaient trouvé péril. Et donc, aujourd'hui le monde en déplore et réclame la tête des bourreaux.

Le racisme, la violence raciale, une fois pris son envol, n'épargneront la vie à personne ! Ne serait-ce qu'en s'adhérant à cette idéologie raciale ou de se garder le silence face à une telle politique, nous ne serons nous-mêmes aussi coupables que «Polpot et compagnie, que les Khmers rouges» ?

Le racisme tue, dites-vous !

MUM Sam-An

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